CARREAU DU TEMPLE, Paris, 23-26 Mars 2017

Période de foires et salons artistiques dans une atmosphère assez printanière…Une nouvelle session de Drawing now de qualité…Par-delà les artistes que l’on prend toujours plaisir à voir et revoir : Giuseppe Penone, Philippe Cognée, Ernest Pignon Ernest, David Nash, Sophie Ristelhueber, Sandra Vasuez de la Horra, Pierre Buraglio… ce salon consacré au dessin contemporain est toujours l’occasion de quelques découvertes. Ma sélection…
Abdelkader Benchamma, diplômé des beaux-arts de Montpellier et de Paris, lauréat du prix Drawing now 2015, propose un bel ensemble de dessins à l’encre travaillant sur la disparition, le volume absent et la réserve, entre dessin classique et graphisme. Emmanuelle Lequeux dit de ses œuvres :
Toujours la sensation sans vertige d’un vide. Une force immanente mais complètement invisible, qui agit comme un vortex sidérant : là, tout disparaît.
Des dessins de Stéphane Mandelbaum, mort brutalement à 25 ans lors du vol d’un tableau de Modigliani, il émane une puissance, une violence impressionnante du trait -qu’il s’agisse de la densité noire du fusain ou de la précision de scalpel du stylo bille-, une intensité tragique de l’expression.
http://www.huffingtonpost.fr/…/stephane-mandelbaum…

Bernard Pagès, impression d’un barre d’acier oxydée galerie Ceysson & Bénétière 
Riette Wanders Francis Boeske projects
La galerie Ceysson et Bénétière présente un remarquable ensemble d’oeuvres de Bernard Pagès. Celui qui joue sur les dispositions et juxtapositions de matériaux dans ses sculptures propose une délicate série « d’impression(s) d’une barre oxydée ». Travail sur l’empreinte, la trace, chargé d’une grande poésie malgré l’humilité des moyens. Riette Wanders investit l’espace du Francis Boeske Projects (Amsterdam) d’images à la fois insaisissables et contradictoires, nourries d’un imaginaire photographique et musical et d’une grande sensibilité au matériau. Des fusains au trait énergique mais délicat, souvent flouté par l’estompe.
A noter également une belle installation de Maud Paris, constituée d’un ensemble de petites natures mortes très minérales, quasi chirurgicales et d’une scène décomposée sur une suite de verres d’une grande qualité et délicatesse de trait, où les jeux d’ombres et de reflets, la densité et la multiplicité des gris et des noirs traduisent la solitude des personnages.


















