GALERIES TEMPLON et CROUSEL, Paris, Septembre – Octobre 2018

Nombre de vernissages cette semaine dans les galeries d’art du Marais…La galerie Templon accueille un bel ensemble de toiles réalisées par Georges Mathieu au cours des années 1960-70, soit à son apogée. Protagoniste de l’abstraction lyrique, Mathieu mêle avec une réelle dextérité les aplats d’une grande délicatesse, les touches larges et douces et de petits traits extrêmement nerveux proches de la calligraphie et beaucoup plus chargés de matière. Par-delà cette singularité stylistique, il se dégage des toiles, souvent de grand format, une impression de spontanéité, de jaillissement, de liberté, quels que soient la rigueur et l’équilibre à l’œuvre dans chaque composition. En dépit de l’absence de référence directe au réel, les œuvres invoquent fréquemment l’histoire, la musique, la géographie… (« l’écartèlement de François Ravaillac », « Torque »…) et sont empreintes d’une énergie, d’une vivacité de coloris exprimant la violence, l’émotion.

Georges Mathieu, ecartelement de François Ravaillac, 1960 
L’écriture est également convoquée dans la suite de peintures sérigraphiées et des peintures à l’huile de Glenn Ligon exposées galerie Chantal Crousel. Des toiles en noir et blanc ponctuées de signes assez évanescents, solitaires et sciemment illisibles. Une exploration froide et déroutante du langage.










