GALERIE TEMPLON, Paris, Novembre-Décembre 2017
GALERIE CROUSEL, Paris, Décembre 2017-Janvier 2018

Un nouvel après-midi artistique dans le Marais…
La galerie Templon accueille un ensemble de toiles, sculpture et gravures récentes de l’américain Jim Dine. Outre une série d’autoportraits, dont un bronze de deux mètres hérissés d’outils, l’artiste propose des compositions abstraites et des paysages d’objets dont le sujet est toujours la peinture même, la peinture et son dépassement. Une peinture acrylique densifiée par l’emploi du sable.
L’influence des gravures sur bois de Munch ne m’a toutefois pas semblé flagrante, tant l’univers personnel de l’artiste est singulier, aux couleurs plus audacieuses que violentes. L’artiste n’en sonde pas moins des thématiques voisines, la folie, l’inconscient…A noter particulièrement la scène de foule abstraite « Jawlensky », 2017, aux couleurs vives et changeantes, hommage à l’expressionnisme russe.
Beaucoup plus radicalement abstraite : la peinture du viennois Heimo Zobernig, objet d’une nouvelle exposition galerie Chantal Crousel. « Au début, je peignais de manière frénétique, dans tous les styles imaginables. Ensuite l’abstraction géométrique radicale est devenue mon langage de prédilection ». Un questionnement inlassable sur la grille et le monochrome, au travers de toiles mesurant immuablement un mètre sur un mètre, réalisées à l’acrylique entre 2011 et 2017. J’ai particulièrement retenu les « peintures-textes » de 2011, où l’aplat monochrome est perturbé par l’affleurement du langage : « new coat of paint », « monochrome », « objet subject »…, ainsi que les grilles structurées de bandes adhésives où des irrégularités bouleversent la rigueur géométrique. Un travail indéniablement marqué par les grands courants du XXe siècle que sont l’abstraction, le minimalisme ou encore l’art conceptuel.








