COLLEGE DES BERARDINS, Paris, Octobre-Décembre 2016

L’installation de Tarik Kiswanson au collège des bernardins investit l’ancienne sacristie et joue avec l’architecture des lieux. Trois sculptures monumentales en métal poli réfléchissant semblent flotter dans l’espace tant leur base est effilée et légèrement menaçante. Il s’agit d’ailleurs de suspensions, de mobiles susceptibles de créer de nouveaux espaces. Si leur verticalité répond aux colonnes du lieu, leur évidement crée une légèreté et une ouverture sur l’espace alentours. Le commissaire d’exposition déclare :
Cette exposition marque une étape importante dans les réflexions de l’artiste sur le corps et l’espace et postule une possibilité d’isolement qui ne serait pas en rupture avec le monde.
Des formes peut-être un peu plus douces, par leur rondeur sommitale, que les précédentes de l’artiste exposées à la galerie Almine Rech l’an dernier mais qui relèvent également plus de l’architecture que d’une forme de « design artistique » contrairement à ses chaises et échelles incroyablement effilées et délicates. Un investissement différent et croissante de l’espace architectural.
https://www.collegedesbernardins.fr/content/tarik-kiswanson

