Photographie japonaise conceptuelle, Bächli etc.

CENTRE CULTUREL SUISSE, Paris, Avril-Juillet 2017

GALERIES GAILLARD, DELAUNAY Paris, Juin-Juillet 2017

GALERIES NICOLAS SILIN, PAPILLON Paris, Mai-Juillet 2017

Masaki Nakayama_la photographie conceptuelle japonaise_galerie Gaillard_8 juillet 2017

De belles découvertes dans les galeries et centres d’art du Marais ce week-end.

Silvia Bächli_Situer la différence Bachli Hattan_Centre culturel suisse, Paris_8 juillet 2017

Le dialogue entre Silvia Bächli et Eric Hattan, « situer la différence », au centre culturel suisse, se révèle d’une grande poésie. Bien que diverses, les disciplines de prédilection du couple, le dessin d’une part, l’assemblage à partir de récupération d’éléments de l’espace urbain –souvent d’allure totémique- d’autre part, se répondent par un même rapport à l’espace (qu’il s’agit de créer ou d’investir), une primauté du trait et du geste. A noter quelque pièces réalisées à quatre mains.

La galerie Christophe Gaillard accueille, outre une mise en correspondance d’œuvres de Toni Grand et Pierre Tal Coat, une remarquable proposition consacrée à la photographie conceptuelle japonaise des années 70. L’occasion de découvrir tout particulièrement le travail de Masaki Nakayama, entre performance -prenant son corps comme échelle de son œuvre-, photographie et sculpture. Masafumi Maita pratique quant à lui le collage ou l’intégration de néon dans ses œuvres photographiques. Le médium photographique est ainsi questionné, dépassé par le recours à d’autres disciplines ou encore à la sérialité.

Le médium photographique ou plus précisément le processus photographique est également le sujet d’une exposition collective galerie Nicolas Silin, « sens dedans dehors ». Marie-Jeanne Hoffner travaille sur la trace, l’absence, à travers un diptyque peint (« aérogrammes ») entre positif et négatif. Eric Stephany (« awwwe ») propose un travail issu d’une résidence en Palestine et inspiré de la tour de Jéricho. Il présente à la fois des bacs ayant servi au tirage photographique et des images numériques évoquant l’aspect souterrain et futuriste du lieu. Eric Lamouroux développe une proposition quelque peu sculpturale sur le processus photographique et la camera obscura. John Batho travaille également sur la trace, trace du vécu d’un couple à travers l’image de cartes, érodée, qu’ils manipulèrent par jeu puis par rite. Un ensemble d’images latentes, absentes, instables, perturbant la représentation photographique usuelle jusqu’à une forme de « dé-représentation ».

La scène contemporaine roumaine est à l’honneur galerie Delaunay, avec les surprenantes toiles de Bodgan Vladuta et notamment « self-portrait as homo faber », paysage mémorial et architectural entre ruine et habitat aux tonalités des plus recherchées et d’une grande cohérence quelles que soient la diversité des références convoquées (peinture renaissante, peinture métaphysique d’un Chirico etc.). Céline Cléron développe dans l’espace de la galerie Papillon un univers étonnant, entre jeux, mythes, sciences et mort, une tendance sardonique à remettre l’homme à sa place dans le règne du vivant.

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