Ristelhueber, Rauschenberg, Serrano…

GALERIES POGGI, TEMPLON, OBADIA, Paris, Novembre-Décembre 2016

GALERIE ROPAC, Paris, Octobre 2016-Janvier 2017

Sophie Ristelhueber_galerie Poggi, Paris_10 décembre 2016

Dans les galeries d’art ce mois…La galerie Poggi présente quelques photographies récentes de Sophie Ristelhueber. Un ensemble assez modeste et sans doute pas aussi convaincant que de précédentes séries de l’artiste telles que « Eleven Blowups » ou « Faits » à quelques exceptions près. Un travail sur la trace, -trace de l’histoire, trace de la guerre- et sur la ruine.

Francesco Clemente_galerie Templon, Paris_10 décembre 2016

La série que consacre Francesco Clemente à l’amour, « Pirate heart », galerie Templon, est constituée de peintures de petits formats et relativement unifiées par leur gamme colorée et chaude. Un ensemble pourtant assez froid, sombre et violent, au style assez brut, que traversent des thématiques telles que Eros et Thanatos, la solitude…

Rauschenberg_galerie Ropac, Paris_24 décembre 2016

La galerie Ropac de Paris présente un bel ensemble de peintures de Robert Rauschenberg de la série « Salvage ». Cette série mêle peinture et sérigraphie, abstraction gestuelle et intégration d’images trouvées dans des magazines ou de photographies prises par Rauschenberg. Son titre renvoie au vocabulaire maritime -acte de sauvetage- tout en évoquant l’usage par l’artiste d’objets trouvés dans ses oeuvres (« selvage »). Des oeuvres assez énigmatiques, sorte de patchwork visuel nourri de la mémoire de l’artiste et soigneusement composé.

Les quelques photographies de la série « Torture » d’Andres Serrano, présentées par la galerie Obadia se révèlent d’une grande efficacité plastique. Images d’objets historiques, de masques médiévaux en rapport avec la torture et l’incarnant de manière tout aussi terrifiante que fascinante. « I chose to turn disturbing objects into beautiful ones », commente Serrano à leur propos. Images d’hommes accusés de connexions avec l’IRA et ayant subi différentes tortures que Serrano photographie frontalement, encapuchonnés de noir, le visage caché, sorte de « non portrait » capturant leur silence et racontant leur histoire alors que la torture tend à nier leur identité.

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