MUSEE DE L’ORANGERIE, Paris, Octobre 2016-Janvier 2017

Le musée de L’Orangerie consacre une exposition à la peinture américaine des années 1930, « the age of anxiety ». Un certain nombre d’historiens de l’art entend démontrer que l’affirmation de l’art américain après la deuxième guerre mondiale ne s’explique pas uniquement par l’apport européen à travers notamment des artistes exilés et les choix des collectionneurs privés mais s’enracine également dans la création picturale proprement américaine du premier XXe siècle. Il n’en demeure pas moins -et cette exposition en témoigne- que la peinture américaine de l’époque de la Grande Crise n’a rien de la puissance de ses successeurs.

Grant Wood 
Hopper
La plupart des artistes exposés n’ont, à juste titre, qu’une envergure régionale. Les approches stylistiques et les thématiques sont assez variées, de l’image assez nostalgique de la ruralité à la représentation de la puissance industrielle et urbaine américaine, parfois de façon assez engagée (communisme, satire du puritanisme etc.). Un ensemble peu convaincant, à quelques exceptions près bien entendu telles que Giorgia O’Keeffe, Philip Guston ou encore Edward Hopper et Jackson Pollock annonciateurs des décennies artistiques ultérieures et des deux tendances -abstraction et réalisme froid- qui les caractérisent…








